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Quand les Oméga 3 augmentent l?efficacité des traitements anticancéreux
30/01/12 -
Depuis plusieurs années, les liens entre le DHA et la réponse à la chimiothérapie ont été explorés à travers plusieurs études. Ce composé provient essentiellement de l?alimentation, on le retrouve en quantité importante notamment dans des poissons comme le saumon, le thon albacore, l?espadon, le hareng. La concentration de DHA dans le tissu adipeux mammaire (témoin des apports alimentaires) est directement reliée avec l?efficacité de la chimiothérapie1. Une efficacité démontrée in vitro2. Cette amélioration de l?efficacité des traitements a également été démontrée chez l?animal en cas de traitement par radiothérapie3, par anthracyclines4 et par taxanes5.Les travaux de l?équipe dirigée par Stéphan Chevalier ont contribué à démontrer qu?un apport en DHA est susceptible d?améliorer l?efficacité de différentes chimiothérapies employées dans le traitement du cancer du sein. Selon ces études, plusieurs hypothèses pourraient expliquer cet effet : le DHA pourrait remodeler la vascularisation des tumeurs et ainsi augmenter la distribution de l?agent anticancéreux au sein de la tumeur ; il pourrait diminuer la prolifération cellulaire en régulant des récepteurs nucléaires des cellules tumorales mammaires ; il pourrait intervenir au niveau des cellules cancéreuses en bloquant certains signaux liés à son agressivité6 et à sa capacité à migrer vers d?autres organes (pour y former des métastases)7.Une étude de phase II conduite chez des femmes atteintes de cancer du sein métastasé a permis de souligner l?intérêt d?une telle supplémentation en DHA8. Une étude conduite chez des patients atteints de cancers du poumon avec métastases a également donné des résultats encourageants9. Aujourd?hui, l?intérêt d?une supplémentation en DHA au cours de la chimiothérapie du cancer du sein métastasé fait l?objet d?une étude de grande ampleur, une étude clinique multicentrique de phase III10,11. La réponse est attendue pour l?année prochaine?David Bême
Sources :
1 - Improving outcome of chemotherapy of metastatic breast cancer by docosahexaenoic acid: a phase II trial. Bougnoux P et al - Br J Cancer. 2009 Dec 15;101(12):1978-85. Epub 2009 Nov 17 - (étude accessible en ligne)
2 - Enhancement of doxorubicin cytotoxicity by polyunsaturated fatty acids in the human breast tumor cell line MDA-MB-231: relationship to lipid peroxidation - Germain E et al - Int J Cancer. 1998 Feb 9;75(4):578-83. (étude accessible en ligne)
3 - Enhanced radiosensitivity of rat autochthonous mammary tumors by dietary docosahexaenoic acid. - Colas S et al.- Int J Cancer. 2004 Apr 10;109(3):449-54. (étude accessible en ligne)
4 - Sensitization by dietary docosahexaenoic acid of rat mammary carcinoma to anthracycline: a role for tumor vascularization.- Colas S et al - Clin Cancer Res. 2006 Oct 1;12(19):5879-86. (étude accessible en ligne)
5 - Omega-3 fatty acids induce apoptosis in human breast cancer cells and mouse mammary tissue through syndecan-1 inhibition of the MEK-Erk pathway. Sun H et al - Carcinogenesis. 2011 Oct;32(10):1518-24. Epub 2011 Jul 18. (abstract accessible en ligne)
6 - P2X(7) receptor activation enhances SK3 channels- and cystein cathepsin-dependent cancer cells invasiveness - Jelassi B et al - Oncogene. 2011 May 5;30(18):2108-22. doi: 10.1038/onc.2010.593. Epub 2011 Jan 17. (abstract accessible en ligne)
7 - Identification of SK3 channel as a new mediator of breast cancer cell migration. - Potier M -Mol Cancer Ther. 2006 Nov;5(11):2946-53. (étude accessible en ligne)
8 - Improving outcome of chemotherapy of metastatic breast cancer by docosahexaenoic acid: a phase II trial. Bougnoux P et al - Br J Cancer. 2009 Dec 15;101(12):1978-85. Epub 2009 Nov 17. (étude accessible en ligne)
9 - Supplementation with fish oil increases first-line chemotherapy efficacy in patients with advanced nonsmall cell lung cancer. Murphy RA et al - Cancer. 2011 Aug 15;117(16):3774-80. doi: 10.1002/cncr.25933. Epub 2011 Feb 15. (abstract accessible en ligne)
10 ? Etude DHALYA - Programme hospitalier de recherche Clinique Cancer 201111 ? Lipides et sensibilisation du cancer du sein aux agents anticancéreux ? Stéphan Chevalier - Colloque de la recherche de la Ligue contre le cancer 2012 ? 26 janvier 2012
Maternité : l'Académie de médecine met en garde contre les sorties trop précoces
27/01/12 -
En France, la durée moyenne du séjour en maternité est de plus en plus courte et atteint désormais 4,4 jours (contre 3,2 jours dans les pays de l'OCDE). De retour chez elles, nombre de femmes (1 sur 5, selon une étude de la DREES) se sentent mal accompagnées et se plaignent de ne pas avoir reçu les conseils nécessaires aux premiers jours avec un nourrisson.Forte de ces constats, la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (Cnam) a lancé en 2010 le programme d'accompagnement du retour à domicile - Prado. Nullement obligatoire, il repose sur le volontariat, insiste l'Assurance maladie. C'est un conseiller d'une caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) qui informe la jeune maman de la possibilité d'être suivie après la naissance à domicile par une sage-femme libérale si une sortie précoce s'avère possible. Il lui remet alors une liste de sages-femmes participant au programme.Depuis son lancement, près de 4 000 femmes enceintes sollicitées ont accepté d'être incluses dans le programme, ce qui représente 80 % de participation. D'après une évaluation menée dans cinq départements courant 2011, 87 % des femmes étaient satisfaites de ce dispositif 12 jours après le retour à domicile, indique la Cnam.Devant un tel plébiscite, la Cnam a décidé de généraliser, d'ici 2013, à l'ensemble des départements, le programme Prado, jusqu'alors expérimenté dans 8 départements (Yvelines, Maine-et-Loire, Alpes-Maritimes, Gard, Rhône, Var, Isère et Bas-Rhin). Dès cette année, ce sont 26 départements qui devraient pouvoir être en mesure de proposer ce programme aux mamans.Un retour à domicile pas avant 3 joursDans un communiqué publié le 24 janvier 2012, l'Académie nationale de médecine rappelle ses positions, qu'elle a défendues à deux reprises devant la presse, en 2005 puis en décembre 2010. Selon elle, "pour le nouveau-né normal né à terme, un retour à domicile systématique avant 3 jours révolus n'est pas souhaitable".Sans dénigrer le programme Prado, l'Académie insiste sur la nécessité impérative d'"une parfaite connexion entre les maternités et les sages-femmes libérales amenées à suivre la femme et son nouveau-né". Celles-ci doivent passer au moins deux fois par semaine au domicile de la femme, "un strict minimum", et pouvoir assurer "une qualité des soins et une garantie de sécurité équivalentes ou les plus proches possibles de celles proposées en maternité". À ce propos, "la sage-femme doit être disponible à tout moment pour prévenir ou traiter une complication et décider d'une nouvelle hospitalisation". Elle met notamment en garde contre le risque de retard dans la prise en charge d'infections, d'ictère ou de décompensation d'une affection congénitale chez l'enfant, ou d'infection, d'hémorragie ou de dépression chez la mère qui ne bénéficierait pas d'un environnement médical 24 heures sur 24.
L'Académie de médecine rappelle par ailleurs que l'examen médical du nouveau-né doit être réalisé avant le 15ème jour.Son inquiétude porte également sur la mise en route de l'allaitement, qui "nécessite un accompagnement attentif". Enfin, Pour l'Académie nationale de médecine, l'extension du programme Prado ne devrait s'envisager qu'après évaluation de sa pertinence.Amélie Pelletier
Source"À propos des sorties précoces de maternité", Communiqué de l'Académie nationale de médecine, 24 janvier 2012.
Cancer : la Ligue fait le point sur la recherche
26/01/12 -
Mélanome, cancer du sein, cancer du pancréas, hémopathies malignes? tous ces cancers ont connu durant les deux à trois dernières années d?importants progrès. A l?origine de ces avancées, la recherche avance sur plusieurs fronts. Ces progrès s?appuient ainsi sur une meilleure compréhension de la cellule tumorale, grâce à l?avènement de nouvelles technologies d?étude du vivant (génomique, protéomique, imagerie médicale, bioinformatique?). De plus, les stratégies pour vaincre le cancer se diversifient : d?un côté, la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie sont de plus en plus performantes ; de l?autre apparaissent de nouvelles approches comme les thérapies ciblées, l?immunothérapie (vaccins curatifs?). Cet élargissement de l?arsenal anti-cancer offre la possibilité de s?attaquer à cette maladie sur plusieurs fronts.Le colloque de la recherche de la Ligue nationale contre le cancer témoigne de la richesse des pistes aujourd?hui explorée pour lutter contre ce fléau. Il est diffusé en direct sur le site de la Ligue à l?adresse : www.ligue-cancer.tv/live/.Organisation non-gouvernementale indépendante, l?action de la Ligue nationale contre le cancer repose sur la générosité du public et sur l?engagement de plus de 727 000 adhérents et 12 000 bénévoles réguliers. Avec 103 comités départementaux, elle lutte contre le cancer à travers trois priorités : la recherche pour guérir, prévenir et protéger, accompagner pour aider. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.ligue-cancer.net
David Bême Source : Communiqué de la Ligue nationale contre le cancer ? janvier 2012Photo : Ligue contre le cancer
Jeu du foulard : Mieux informer pour prévenir
26/01/12 -
Les conséquences possibles de ce jeu dangereux ? risque d?arrêt cardiaque, séquelles neurologiques, etc. ? sont méconnues des enfants. C?est pourquoi l?Association de Parents d?Enfants Accidentés par Strangulation (APEAS) plaide pour une meilleure prévention, appelant notamment les pouvoirs publics à s?intéresser de près au problème.
Même pas mal !
Un enfant sur 10 a déjà joué à un "jeu" d?apnée et d?évanouissement*? Parfois connu sous le nom de "rêve indien", "rêve bleu" ou "jeu de la tomate", le jeu dit du foulard est bien connu des jeunes écoliers : en tout, 63 % des enfants interrogés disent connaitre de telles pratiques.
Le lieu du délit ? L?école (86 % des enfants qui disent y avoir déjà joué) bien évidemment et notamment la cour de récréation.
Les motivations ? La plupart du temps, pour faire comme les copains (50 % des enfants qui disent y avoir déjà joué au moins une fois) mais aussi parce que "c?est rigolo" (32 % des mêmes enfants). Et 16 % d?entre eux avouent y avoir joué en quête "des effets bizarres" associés à ces pratiques d?apnées et/ou strangulation. Les risques ? Les adeptes du jeu du foulard n?en ont pas vraiment conscience? 51 % d'entre eux ignorent que ces "jeux" peuvent causer la mort, 63 % ne savent pas que cela peut laisser des séquelles au niveau cérébral ou handicapé à vie (75 %). Mais à l?inverse, ceux qui n?y jouent pas, eux, affirment en grande majorité connaitre ces risques : 82 % déclarent ne pas y avoir joué justement parce que c?est "très dangereux".
Pour une prévention en amont
Pour Catherine Vince, vice-présidente de l?Apeas, "il faut donner des armes pour que les enfants sachent dire non, qu?ils sachent que c?est dangereux. Et pour cela, nous devons agir sur deux niveaux : d?une part faire de la prévention primaire dans tous les établissements scolaires, chaque année et d?autre part, établir des plans spécifiques dans les écoles et collèges en danger".
Ainsi, la vice-présidente plaide pour qu?une prévention aux jeux dangereux soit inscrite aux programmes scolaires des CE2, CM1 ou CM2, "pourquoi pas dans le cadre du programme des sciences, quand l?instituteur aborde le corps humain ou les mécanismes de respiration", propose-t-elle.
A l?instar du problème de harcèlement à l?école, l?association souhaite voir le ministère de l?Education s?emparer de la question. Par ailleurs, l?association déplore le manque d?investissement des pouvoirs publics sur cette question, alors même que ces jeux seraient responsables de plus d?une vingtaine de décès par année... au minimum :pour les décès des enfants, il n?y a que 4 catégories existantes : maladie, suicide, accident domestique ou homicide. Conséquence, les chiffres manquent et ne permettent pas de mesurer l?ampleur du phénomène.C?est pourquoi l?APEAS insiste sur la nécessité d?une étude épidémiologique permettant d?avoir des réelles données chiffrées, de suivre l?évolution du phénomène et ainsi, mieux le combattre. "Le ministère de la Santé pourrait commander une étude à l?Invs", propose le Dr Bertrand Chevalier, chef du service pédiatrie à l?hôpital Ambroise Paré, "comme cela a pu se voir sur le dossier des morsures de chiens sur les enfants. Cela nous permettrait de mieux cibler les messages de prévention".
Mieux informer et former
Pour le moment, divers membres de l?association s?affairent à former instituteurs, directeurs d?école, gendarmerie, etc. de manière à ce que chacun puisse repérer, en amont, les signaux d?alerte. Mais les médecins aussi doivent être mieux informés, "car les enfants adeptes de ces jeux dangereux peuvent exprimer divers symptômes : troubles de l?équilibre, troubles de l?attention, maux de tête..", explique le chef de service. Or, les médecins n?associent pas forcément ces symptômes aux jeux d?apnée. C?est pourquoi il est important aussi que les médecins ? généralistes, pédiatres, scolaires- soient aussi informés et formés, pour réagir plus promptement". Et bien évidemment, les parents ont eux aussi un rôle à jouer : simplement en abordant ce sujet avec leur enfant pour lui en expliquer simplement les dangers. A partir de quel âge ? D?après cette enquête, certains enfants en entendent parler dès l?école maternelle mais plus généralement, c?est à l?école primaire que ce jeu se popularise.* L'enquête réalisé entre le 29 novembre et 8 décembre 2011 a été financé par le ministère de la Santé et a été réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1.012 enfants de 6 à 15 ans.Yamina Saïdj
Source : Conférence de presse de l?APEAS, 26 janvier 2012Photo : Cour d?un collège - Clamart © DURAND FLORENCE/SIPA
Oui aux fritures? Mais à l'huile d'olive et de tournesol !
26/01/12 -
Les scientifiques de l'Université autonome de Madrid ont suivi 40 757 adultes sur une période de 11 ans, en les interrogeant fréquemment sur leurs habitudes alimentaires. L'étude montre qu'il n'y a aucun lien entre les aliments frits et les maladies cardiaques.
"Avant de tous nous ruer sur les poêles à frire, il est important de se rappeler que les sujets de cette étude suivaient un régime méditerranéen et non le régime britannique à base de fish and chips", note Victoria Taylor de la British Heart Foundation dans un entretien avec la BBC.Les vertus du régime méditerranéen (ou crétois) pour la santé sont connues depuis longtemps. Il privilégie les fruits et légumes frais, l'huile d'olive, le poisson, et autorise un verre de vin de temps en temps.Les professionnels de la santé sont unanimes : les aliments gras peuvent augmenter la tension artérielle et le taux de cholestérol, et peuvent entraîner une prise de poids. "Quelle que soit la méthode de cuisson, consommer des aliments gras signifie plus de calories dans l'organisme", ajoute Victoria Taylor. "La meilleure solution pour avoir un coeur en bonne santé est un régime équilibré, avec beaucoup de fruits et de légumes, et des aliments très gras en petite quantité".Relaxnews
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